Recrutement des chefs de projet : prendre le first pick avant la vague d’embauches du printemps

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Le 15 janvier 2026 Par Richard DesRochers
Janvier à mai : la logique terrain qui détermine qui choisit… et qui subit
 
En construction, le calendrier décide souvent à la place des employeurs. Chaque année, le même scénario se répète : des entreprises attendent le printemps pour afficher leurs postes stratégiques, convaincues que le marché sera alors plus « actif ». En réalité, c’est précisément à ce moment que le choix se rétrécit. Selon Statistique Canada, les postes de gestion de projet figurent parmi ceux dont les délais de recrutement sont les plus longs dans le secteur de la construction. L’Institut de la statistique du Québec (ISQ) observe par ailleurs que les retards de chantiers sont de plus en plus liés à des enjeux de coordination et de planification, plutôt qu’à l’absence de contrats ou de financement. Autrement dit, le problème n’est pas de bâtir. Il est de bâtir dans le bon ordre.
 
Le chef de projet joue ici un rôle central. C’est lui qui évalue les besoins réels en ressources humaines, coordonne les équipes, ordonne les séquences de travail et ajuste les embauches en fonction du terrain. Pourtant, dans de nombreuses organisations, ce rôle est encore recruté tardivement, une fois les décisions clés déjà prises.
 
Le marché, lui, fonctionne autrement. Les meilleurs chefs de projet et les travailleurs les plus recherchés ne deviennent pas soudainement disponibles en avril. Ils observent le marché dès janvier, évaluent les employeurs sérieux, et se positionnent progressivement. En avril–mai, ils choisissent. Ceux qui arrivent à ce moment-là recrutent rarement en position de force.
 
Le dilemme est donc clair : faut-il attendre le printemps pour recruter, ou structurer le processus dès l’hiver afin de prendre le first pick? Cet article ne propose pas de solution miracle. Il expose une logique terrain, mois par mois, qui explique pourquoi l’ordre des décisions détermine la qualité des embauches — et pourquoi attendre revient souvent à choisir parmi ceux qui n’ont pas été choisis.
 
À noter que cette logique ne s’applique pas uniformément à tous les segments, mais elle demeure dominante pour les postes stratégiques et les projets structurants.

Janvier : afficher les postes structurants avant que le marché ne s’active

Janvier est souvent perçu comme un mois d’attente. Sur le terrain, c’est une erreur stratégique. En construction, janvier est le moment où les meilleurs profils sont encore en poste, mais déjà en réflexion. Ils observent. Ils évaluent la crédibilité des employeurs. Ils notent qui affiche tôt, clairement et de manière structurée.
 
C’est aussi le moment où l’employeur sait déjà une chose essentielle : il aura besoin d’un chef de projet et de certains postes clés. Attendre la confirmation finale des chantiers pour afficher revient à retarder inutilement le processus.
 
Actions clés
  • Prioriser l’affichage des postes de chefs de projet dès janvier
  • Afficher également les postes que l’on sait devoir pourvoir avec certitude
  • Accepter d’afficher avant que tous les détails soient figés
  • Renoncer à l’idée que janvier est un mois improductif en recrutement
Suggestion de lecture
  • La gestion par projets au Québec — Yvan Comeau
En janvier, on ne recrute pas encore : on se positionne dans la tête des meilleurs.

Février : embaucher les chefs de projet et structurer les besoins réels

Février marque un tournant. Les chefs de projet commencent à répondre. Non pas parce qu’ils sont soudainement disponibles, mais parce qu’ils ont eu le temps d’évaluer les offres vues en janvier. C’est souvent à ce moment que les premières embauches stratégiques se concrétisent.
 
L’embauche du chef de projet en février change tout. Elle transforme une intention vague en plan structuré. Le chef peut alors évaluer les besoins réels en ressources humaines, ajuster les rôles, prioriser les métiers critiques et proposer un calendrier réaliste.
 
Actions clés
  • Embaucher le chef de projet dès que possible
  • Mandater ce rôle pour évaluer précisément les besoins en main-d’œuvre
  • Arbitrer entre embauche locale, mobilité régionale et sous-traitance
  • Accepter que certains besoins initiaux soient révisés
Suggestion de lecture
  • The Effective Executive — Peter Drucker
Un chef de projet embauché tôt évite dix décisions improvisées plus tard.

Mars : réafficher, compléter et ajuster pendant que les autres commencent

Mars est le mois charnière. C’est celui où les employeurs tardifs commencent à afficher massivement. Pour ceux qui ont amorcé le processus en janvier, la dynamique est différente. Ils ne découvrent pas le marché : ils le sélectionnent.
 
Grâce à un affichage illimité sur quatre mois, il devient possible de réafficher, d’ajuster les profils recherchés et de compléter les besoins identifiés par le chef de projet. Le recrutement cesse d’être un événement ponctuel pour devenir un processus continu.
 
Actions clés
  • Réafficher les postes ajustés par le chef de projet
  • Compléter progressivement l’ensemble des besoins identifiés
  • Absorber le temps d’ajustement plutôt que de recruter sous pression
  • Renoncer au recrutement « one shot »
Suggestion de lecture
  • Les coûts cachés de la performance — Henri Savall
En mars, soit vous choisissez, soit vous commencez à courir.

Avril–mai : le first pick… ou le marché résiduel

Avril et mai ne sont pas des mois de découverte. Ce sont des mois de décision. Les meilleurs candidats ont déjà vu les offres, rencontré des employeurs et comparé leurs options. Ceux qui arrivent à ce moment-là recrutent souvent dans le bassin résiduel.
 
Le first pick appartient à ceux qui ont tout le processus en place : visibilité, relations, candidatures déjà évaluées. Attendre, c’est mécaniquement recruter ceux qui n’ont pas été choisis par les employeurs plus tôt dans le processus.
 
Actions clés
  • Finaliser les embauches avec des candidats déjà connus
  • Prioriser la qualité du choix plutôt que l’urgence
  • Assumer que le first pick se joue avant avril
  • Accepter que l’attente réduit le pouvoir de sélection
Suggestion de lecture
  • Gestion des risques organisationnels — Michel Patry
En avril, on ne prend plus le premier choix. On prend ce qui reste même s’il demeure d’excellent candidats qui n’ont pas été choisis ailleurs.

À retenir...

Le recrutement des chefs de projet en construction n’est pas un enjeu secondaire. Il constitue la première décision structurante d’un chantier. En 2026, continuer à attendre le printemps pour amorcer ce recrutement revient à accepter une perte de contrôle prévisible : moins de choix, plus de pression, plus d’ajustements coûteux.
 
La logique terrain est pourtant simple. En janvier, on affiche les postes structurants. En février, on embauche les chefs de projet. En mars, on ajuste et on complète les besoins grâce à un affichage illimité qu’on a déjà acheté. En avril–mai, on finalise les embauches avec un avantage décisif : le first pick.
 
Cette approche ne supprime pas la pénurie. Elle change la position de l’employeur face à elle. Ceux qui agissent tôt choisissent. Ceux qui attendent composent avec les conséquences.
La responsabilité est claire. Le recrutement n’échoue pas parce que le marché est difficile, mais parce que le processus commence trop tard. En construction, le chantier de l’été se décide à l’hiver. Le reste n’est que rattrapage.

Découvrez Emplois en construction/ Génie/ Cadres/ Environnement/ Administration

Emplois en construction s’impose comme le 1er site d’emploi en construction au Québec, autant par son positionnement organique que par la spécialisation réelle de son bassin de candidats. Cette position ne repose pas sur un volume artificiel d’annonces, mais sur une présence constante là où les travailleurs et gestionnaires du secteur commencent réellement leur réflexion.
 
Le site fait partie des 35 plateformes d’Emplois spécialisés, une division de Techno-Communication, active depuis plus de dix ans en recrutement ciblé. Cette structure permet une diffusion qui dépasse largement la simple publication d’une offre : elle inscrit le recrutement dans une logique de visibilité prolongée, alignée sur le calendrier réel des chantiers.
 
En 2026, être visible au bon moment compte davantage que d’être visible partout. Les candidats qualifiés — chefs de projet, cadres, ingénieurs, techniciens — ne parcourent pas l’ensemble du Web. Ils se concentrent sur quelques plateformes spécialisées, reconnues, déjà intégrées à leurs habitudes de recherche. C’est précisément là que se joue l’avantage concurrentiel.
 
Actions clés
  • Prioriser un affichage sur un site spécialisé réellement fréquenté par les professionnels de la construction
  • Accepter une diffusion prolongée pour couvrir la période stratégique de janvier à avril–mai
  • Renoncer aux publications ponctuelles qui arrivent trop tard dans le cycle décisionnel
  • Arbitrer entre visibilité de masse et visibilité qualifiée
L’affichage illimité 3 mois + 1 mois gratuit, offert à 1 199 $, permet de structurer un processus de recrutement complet plutôt que de multiplier des annonces isolées. Cette approche couvre la phase d’observation hivernale, l’embauche des rôles structurants, puis la finalisation des équipes au printemps. Elle correspond au rythme réel du marché, et non à l’urgence de dernière minute.
 
Grâce au réseau Emplois spécialisés, les postes peuvent également être diffusés sur des plateformes complémentaires en génie, cadres, administration, technique et environnement, sans multiplier les démarches ni les investissements. Cette diffusion croisée reflète la réalité des profils hybrides aujourd’hui recherchés sur les chantiers.
 
Attendre le printemps pour se rendre visible revient souvent à recruter après que les meilleurs choix ont été faits.

FAQ
  1. Pourquoi afficher les postes dès janvier ? Parce que les meilleurs candidats observent le marché avant d’agir.
  2. Un affichage illimité sur quatre mois est-il vraiment utile ? Oui. Il permet d’ajuster, de réafficher et de recruter sans pression.
  3. Pourquoi le chef de projet doit-il être embauché en premier ? Parce qu’il évalue et structure tous les autres besoins d’embauche.
  4. Question inconfortable : que se passe-t-il si on attend avril ? On recrute principalement dans le bassin des candidats non choisis.

Références officielles
  • Institut de la statistique du Québec (ISQ) — Construction et productivité
  • Statistique Canada — Délais de recrutement et professions de gestion
  • CCQ — Portrait et projections de la main-d’œuvre
  • Ordre des CRHA — Planification stratégique des ressources humaines
  • Union des municipalités du Québec (UMQ) — Gestion des projets et chantiers

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